L'ambiance dans les coulisses du MotoGP n'est pas aussi bonne que sur la piste. Les discussions entre MotoGP Sports Entertainment Group (MotoGP SEG) et les constructeurs semblent compliquées. 

Le ton commence à monter en MotoGP ! Les constructeurs sont contractuellement liés au détenteur des droits MotoGP jusqu'à la fin de la saison et pas au-delà. Cette situation bloque l'ensemble du paddock. En effet, sans garanties contractuelles quant à l'engagement des constructeurs, aucun accord de coopération avec les équipes clientes ne peut être finalisé. Et sans constructeurs ni équipes, aucun contrat avec les pilotes. Bien que des lettres d'intention et même des accords préliminaires aient été signés depuis longtemps avec des pilotes et des équipes clientes, ces derniers ne deviennent juridiquement contraignants qu'avec les contrats fondateurs susmentionnés.

C'est pour cette raison que les différents contrats déjà conclus ne peuvent pas être annoncés. On peut citer Pedro Acosta chez Ducati, Francesco Bagnaia chez Aprilia, Jorge Martín et Ai Ogura chez Yamaha ou encore Fabio Quartararo chez Honda.

Tension dans les coulisses du MotoGP

La tension est montée d'un cran lors d'un événement à Jerez. Yamaha, Aprilia et KTM n'ont pas pris la peine de venir tandis que Ducati a envoyé Davide Tardozzi, directeur de l'équipe d'usine, et Artur Vilalta, directeur de la communication, et Honda a dépêché Alberto Puig, directeur de l'équipe d'usine, et des membres du service de communication.

Depuis le rachat d'une majorité de Dorna Sports par Liberty Media, les constructeurs MotoGP veulent un accord proche de celui de la F1. Ce futur accord régira le cadre commercial de 2027 à 2031. Les deux camps s'affrontent depuis plus d'un an. L'offre du MotoGP SEG se limite à une augmentation linéaire de la contribution financière à chacune des 11 équipes engagées, en contrepartie d'une plus grande implication des équipes en matière d'accueil, de marketing, d'image, de communication et de réseaux sociaux. Les constructeurs, regroupés au sein de la MSMA, dirigée par le président Massimo Rivola et Lin Jarvis, demandent une modification du système, abandonnant l'allocation fixe actuelle par saison pour l'intégrer à l'activité globale.

Face à la situation, le MotoGP SEG a décidé de changer de stratégie, en entamant des négociations séparées et individuelles avec chaque constructeur et chaque équipe. Si aucune date butoir n'est annoncée, le détenteur des droits MotoGP veut finaliser l'accord lors du week-end du Grand Prix de France.