On a assisté à Melbourne à une vague de critiques de la part des pilotes sur les nouvelles règles 2026, qui pourrait obliger la FIA à revoir sa copie très rapidement... voire après le Grand Prix de Chine.
Le Grand Prix d'Australie a livré son verdict, une course très disputée dans les premiers tours, avec des dépassements très artificiels dû à la puissance déployée par les batteries plus ou moins chargées selon les monoplaces et le style de pilotage. A tel point qu'ironiquement, Charles Leclerc comparait cela à un champignon magique dans Mario Kart.
Un règlement 2026 rapidement revu et corrigé ?
Comment changer un règlement qui est ancré par les technologies en place et leur mode de déploiement de l'énergie ? Certains pilotes sont acerbes concernant les nouvelles monoplaces où ils doivent gérer l'énergie, tenter d'en récupérer le plus possible pour déployer la puissance de la batterie, voire maintenir l'accélérateur à fond... tout en perdant de la vitesse maximale pour activer le mode Super Clipping qui régénère lui aussi la batterie.
Face au chaos de ces nouveautés techniques qui court-circuitent quelque peu l'esprit du pilotage à l'extrême d'une F1, la FIA via son directeur du département des monoplaces (Nikolas Tombazis) s'est exprimé sur le sujet, en évoquant que la FIA a conserver "quelques atouts dans sa manche".
Tombazis a néanmoins rappelé le cadre convenu avec les équipes : pas de changements précipités, et un bilan complet après la Chine. « Nous n'estimions pas réaliste d'apporter des modifications pour la gestion d'énergie pour la prochaine course (le Grand Prix de Chine) », a-t-il expliqué devant les médias. « Nous avons eu une réunion avec les équipes il y a environ dix jours, après les tests de Bahreïn, pour examiner la situation. La position unanime des équipes était de maintenir les dispositions actuelles pour les premières courses et de réévaluer la situation lorsque nous aurions davantage de données. »
La situation peut-elle changer rapidement, après la Chine ? Rien n'est moins sûr, cela semble assez prématuré, mais la pression pourrait monter d'un cran de la part des acteurs du paddock. « Notre intention est de revoir la situation de la gestion d'énergie après la Chine. Nous avons quelques atouts dans notre manche à ce sujet que nous ne voulions pas introduire avant la première course comme une réaction à chaud, et que nous allons examiner avec les équipes après la Chine. »