Ferrari menait le classement général après deux heures au Lone Star Le Mans, malgré une averse surprise avant le départ. Le plateau Hypercar était dense et Porsche menait une classe LMGT3 très disputée en début de course.
À la surprise générale, la pluie a fait son apparition à 20 minutes du coup d'envoi du Lone Star Le Mans, sur le circuit texan d'Austin, en détrempant la ligne droite du retour et laissant sèche la ligne droite des stands. Ferrari en pole avec la N°51 en Hypercar, Aston Martin chez les LMGT3 avec les N°23 et N°27 en première ligne : il fallait se débrouiller dans des conditions mixtes pendant les premières minutes.
Mais la course a démarré sous deux tours de formation supplémentaire, au désarroi de ceux qui voulaient voir un premier tour d'anthologie entre pluie et sec. Il faut dire que, malgré les portions détrempées, personne n'a choisi l'option des pneus pluie. La direction de course a sans doute voulu éviter un carnage, qui n'aurait peut-être même pas eu lieu en comptant sur le talent des pilotes.
La course a été lancée et la Ferrari N°51 a gardé les commandes du général, tandis que la Ford N°77 d'Eric Powell a surpris les deux Aston Martin de tête en LMGT3. Aucun incident majeur n'a été à déplorer sur les premiers tours, exception faite de la Mercedes N°61 qui a envoyé la McLaren N°58 en tête-à-queue dans le virage 12.
Les Ford Mustang ont vite pris les deux premières places, avec un rythme aussi impressionnant qu'à Spa-Francorchamps en mai dernier. Chez les Hypercar, tout était très calme, mais pas chez les GT : tout le monde se mettait de goulus coups de portière, comme la BMW N°69 et la Lexus N°78 au virage 12, ou la Ferrari N°21 contre la Corvette N°33. Tous ces événements ont conduit à déclencher le premier Full Course Yellow de ce Lone Star Le Mans, après 20 minutes de course.
En tête de course, à l'approche de la deuxième demi-heure, André Lotterer s'apprêtait à porter une attaque sur la Ferrari N°50 pour la 3e place, avec son héroïque Genesis N°17. Las, l'Allemand a été un peu trop optimiste au T12 : le contact l'a envoyé en tête-à-queue, condamnant l'équipage à recommencer tout le beau travail de ce début de course. Un deuxième FCY a été déployé pour enlever quelques débris sur la piste.
Juste après la relance, les deux Ford Mustang ont subi la foudre des événements : la N°77, en tête, a pris une pénalité pour non respect du FCY et la N°88, alors deuxième, était au ralenti. Ce qui offrait alors la tête à la Porsche N°91 en LMGT3. La physionomie de la course s'en trouvait bien changée, où tous les pilotes s'en donnaient à cœur joie.
H+1 : Ferrari en maîtrise, Porsche et Mercedes sortent du bois en GT

Les nuages ont de nouveau couvert le circuit des Amériques, sans que des menaces de pluie immédiates ne soient identifiées. Chez les Hypercars, les arrêts intervenaient à des moments très différents, ce qui risquait de rendre un peu plus compliquée la lecture de la course.
À moins de cinq heures du terme, Ferrari menait toujours les débats avec la N°51, devant la Cadillac N°38. La bataille pour la 4e place opposait la Toyota N°7 de Nyck de Vries et l'Alpine N°36 de Frédéric Makowiecki, à l'avantage de ce dernier, derrière l'autre Alpine, la N°35.
Après une première heure agitée, les événements se sont quelque peu tassés avec les premiers arrêts aux stands. La Ferrari N°50 de Miguel Molina s'était décalée, mais le leader réel de la course restait la N°51 avec la Cadillac N°38 à sa poursuite. Mais la N°50 avait derrière elle le bouillant Sébastien Buemi sur la Toyota N°8, dans une bagarre pour la tête provisoire avant leurs arrêts.
Chez les LMGT3, la Porsche N°91 gardait la tête de la course devant une non moins surprenante Mercedes N°61. La Lexus N°78 était la meilleure des deux Lexus d'Akkodis ASP à la huitième place, peu avant la fin de la deuxième heure.
Le clan français des Hypercars était représenté fièrement par Alpine, avec la N°35 de Charles Milesi au 3e rang du classement général. Les Peugeot sont en difficulté sur le tracé bosselé d'Austin, la N°94 n'était que 12e avec Théo Pourchaire à son volant.
La BMW N°15 s'est faite une frayeur dans l'enchaînement du premier secteur, après avoir touché l'intérieur du vibreur. Raffaele Marciello a pu repartir sans dommages. La Porsche N°91 était en tête, la Mercedes de Rui Andrade la suivait...mais était allée percuter la McLaren N°10 d'Antares Au, retardataire, et s'exposait à une pénalité. Dommage pour lui, car il prenait la tête de la catégorie après l'arrêt de la Porsche. On surveillait par ailleurs les radars météo, car la pluie reste possible pour les quatre prochaines heures de course.
Le classement à H+2, avec Ferrari en tête

