Grand Prix des États-Unis 2018 : Présentation et Horaires

2018-10-21T14:12:18+00:00vendredi 19 octobre 2018|Formule 1|
  • Grand Prix des États-Unis

Après une séquence de choix des tracés exotiques sur le côté Est du planisphère, nous voilà à l’opposé du globe. Le grand Ouest avec les USA et le Mexique qui se succèdent, avant de s’envoler vers le Brésil ! Voici la présentation du Grand Prix des États-Unis.

Les Horaires du Grand Prix

Jeudi : 11h00
Fernando Alonso (McLaren)
Romain Grosjean (Haas)
Lewis Hamilton (Mercedes)
Daniel Ricciardo (Red Bull)
Vendredi : 12h00
Conférence des Teams Managers :
Maurizio Arrivabene (Ferrari)
Zak Brown (McLaren)
Gene Haas (Haas)
Claire Williams (Haas)
Essais Libres 1 : 10h00 / 17h00 heure française
Essais Libres 2 : 14h00 / 21h00 heure française
Samedi :
Essais Libres 3 : 13h00 / 20h00 heure française
Qualifications : 16h00 / 23h00 heure française
Dimanche :
Course : 13h10 / 20h10 heure française

Le Grand Prix

Le Grand Prix des États-Unis est la 18e manche du championnat du monde de F1, la 7e édition depuis son introduction au calendrier en 2012. Toutes les précédentes éditions étant remportés par les Champions du Monde, Lewis Hamilton (5) et Sebastian Vettel (1).

Les terres de l’Oncle Sam accueillent le petit monde de la F1 de façon sporadique, c’est ainsi que la FIA et la FOM n’ont pas choisi le Texas par hasard. Les Américains sont friands de sport automobile… mais plus génétiquement le leur, pas celui historiquement érigé en Europe. A l’instar de la NASCAR ou l’IndyCar, la F1 a droit aussi à nouveau à sa tribune américaine, le succès d’estime en moins.
Le « Lone Star State », est le plus vaste état après l’Alaska, et le second plus peuplé après la Californie. Riche d’élevages, d’hydrocarbures, des industries pétrochimiques, des biotechnologies et industries aérospatiales, il affiche divers paysages et une mixité des cultures. Le Texas, majoritairement républicain, est surnommé la terre des Cow-boy.

Le tracé moderne du COTA (Circuit Of The Americas) est encore l’œuvre de Hermann Tilke, l’architecte allemand responsable des derniers ouvrages de la F1. Ce circuit offre la particularité d’avoir un fort dénivelé, un premier virage abrupte en montée avec une épingle où le point de corde est en aveugle. Les enchaînements des virages 3 à 6 rappellent les virages de Maggots-Becketts-Chapel de Silverstone. Il y a un infield, façon stadium de Hockenheim suivi d’un triple droite imitant le virage Super 8, le quadruple gauche de feu, le circuit d’Istanbul.

Cela n’échappera à personne que la sécurité, ici, y est un atout, les zones Run-Off y sont nombreuses, preuve s’il en est que le bitume peut aussi être peint pour amoindrir l’aspect morose ou rédhibitoire d’un dégagement sans âme, comprendre par là qu’un sponsor peut les décorer avec leur logo.

Si le tracé fait l’unanimité auprès des pilotes, il n’est en rien garanti que l’événement s’installe dans le durable, malgré les infrastructures parmi les meilleures du calendrier de la F1, les accords sont plus d’ordre géopolitique. N’oublions pas que le New Jersey a échoué dans son projet au même titre que Las Vegas. Le Grand Prix de Miami ne cesse d’être reporté, alors la présence d’une écurie américaine depuis 3 ans (Haas Racing) peut faire bouger les lignes, si l’on accorde également du crédit au récent nouveau propriétaire de la F1 (américain), Liberty Media…

Le Circuit

C’est pour le moins le tracé le plus atypique après Monaco. Sa ligne de départ/arrivée présente une forte ascension et donc une forte compression des suspensions. Là où déjà les pilotes doivent relâcher les gaz, écraser la pédale de frein et virer sur la première corde à gauche en aveugle… Lors de l’envol de la grille, c’est un véritable tour de force à accomplir pour ne pas y perdre quelques bouts de carbone.

L’enchaînement du virage 2 au virage 10 demande le plus de vitesse possible dans ces changements de cap aussi violents qu’un manège à sensations. Les pilotes revivent le premier secteur de Suzuka depuis le Turn One jusqu’à Degner, ou encore le célèbre enchaînement de Silverstone, Maggotts-Becketts-Chapel !
La longue ligne droite est l’occasion de pouvoir actionner l’aileron mobile (DRS) avant de retourner dans une portion très technique, l’infield du circuit. C’est avant de revenir sur un triple-droite tout en appui et en vitesse. Le retour sur la ligne d’arrivée est aussi l’opportunité d’activer une seconde fois le volet DRS.

Les anecdotes du tracé américain :

  • C’est le 40e Grand Prix des États-Unis, le 7e sur le circuit des Amériques, Circuit of The Americas (CoTA). Les précédents Grand Prix eurent lieu à Sebring (1959), Riverside (1960), Watkins Glen (1961-1980), Phoenix (1989-1991) et l’Indianapolis Motor Speedway (2000-2007).
  • Il y a eu d’autres Grand Prix sur le sol américain qui n’ont pas eu l’intitulé de Grand Prix des USA. Nous avons eu Long Beach (1976-1983), Las Vegas (1981-1982), Detroit (1982-1988) et Dallas (1984).
  • Lewis Hamilton a remporté 6 Grand Prix des USA. Cinq éditions sur le CoTA et une victoire à Indianapolis en 2007.
  • Alexander Rossi est le seul pilote américain a avoir disputé une course sur le CoTA, c’était en 2015 à bord de la Marussia, il a terminé à la 12e place. Avant lui, c’est Scott Speed qui prenait place à bord de la Toro Rosso en 2006 et 2007 sur le tracé d’Indianapolis. Le dernier pilote américain a avoir inscrit des points pour son Grand Prix à domicile fut Eddie Cheever qui a terminé 3e pour Arrows à Phoenix en 1989.
  • Les fortes pluies de 2015 ont conduis les organisateurs à reporté l’ultime session des qualifications Q3 au dimanche matin. Mais les conditions n’étant pas optimales, elles furent annulées, et la grille de départ fut établie selon les temps réalisés lors de la session Q2. Depuis l’introduction en 2006 des qualifications par sessions, c’est la première fois que la séance Q3 n’a pas eu lieu.
  • Ce sera une première ce week-end pour Pierre Gasly, Sergey Sirotkin et Charles Leclerc.

Le Commissaire-Pilote

Le commissaire-pilote sera, Derek Warwick. L’ancien pilote de F1 qui a couru 146 Grand Prix de 1981 à 1993 au volant des Toleman, Renault, Brabham, Arrows et Lotus, il a inscrit dans sa carrière 71 points, 4 podiums et 2 meilleurs tours en course.

Les Pneus Pirelli

Pirelli arrive au Texas avec une sélection orientée vers les pneus tendres, Soft (jaune), SuperSoft (rouge) et UltraSoft (violet). La piste n’est pas particulièrement abrasive, ce qui permet de faire ce choix. En revanche, les secteurs à changements de cap et les Force G encaissés nécessitent une adhérence parfaite.

Les zone DRS

Il y aura deux zones de DRS, le premier point de détection est situé 150m après le virage 10 avec une activation 250m après le virage 11. Le second point de détection est positionné 65m après le virage 18, l’activation est possible 80m après le virage 20.