Le Britannique James Calado, pilote de la Ferrari N°51, a évoqué ses premières sensations au volant de la 499P sur le circuit de Montmeló. Les conditions changeantes et la lutte pour le titre ajoutent un contexte particulier au week-end catalan.
Pour la première fois de son histoire, le WEC était en piste à Barcelone, pour l'avant-dernière manche de la saison. La dernière venue du championnat principal d'endurance remonte à 2009, à l'époque du Le Mans Series, où se produisaient jadis les LMP1, LMP2 et les anciennes GT.
Avec les Hypercars et les LMGT3, spécialement avec les prototypes, tout était totalement nouveau. Il fallait donc très vite prendre ses marques. Et ce fut le cas de James Calado, rencontré entre les deux séances d'essais libres du vendredi.
On a pu profiter du fait que nos voitures ont une aérodynamique maximisée, ce qui est très utile sur ce circuit. Mais comme il y a énormément de virages rapides, cela reste assez compliqué de dépasser. C'est une piste qui a cependant beaucoup de similitudes avec les autres et qui reste agréable à pratiquer.
Le Britannique eut beau déjà rouler à Barcelone en GT, le défi avec l'Hypercar annule presque d'office tout ce qu'il avait appris. Mais ce n'est pas pour lui déplaire.
C'est très stimulant, surtout pour un pilote ! On doit réétudier tous les points de freinage, les zones où accélérer etc. Et par rapport à quand j'y avais roulé, les virages 10 et 13 ont changé, ce qui augmente encore la courbe d'apprentissage pour nous et pour les autres équipes.
La pluie complique la tâche de James Calado et ses équipiers

La journée de vendredi était baignée de soleil. Rien à voir avec les conditions attendues dimanche, pour la course, qui font état d'une pluie continue. Interrogé sur le sujet, James Calado confirme qu'il faudra s'assurer d'avoir les bons réglages, y compris ce samedi où du mauvais temps est aussi prévu.
C'est la même histoire pour tout le monde. On devrait avoir de la pluie pour les qualifications, à minima pour l'Hyperpole. Tout le monde plonge dans l'inconnu, surtout sur une piste qu'on découvre avec ces autos. L'essentiel pour nous sera de trouver les bonnes solutions sur les séances libres 2 et 3, afin d'être prêts lorsque les conditions vont changer.
Aucune course du WEC n'a véritablement été perturbée par de grosses averses cette saison : l'orage avait éclaté avant le départ à Austin et quelques gouttes seulement avaient humidifié la piste de Fuji. Mais si les tendances restent aux averses continues, les cartes au championnat pourraient être redistribuées.
James Calado guettera les opportunités avec son équipe
L'endurance nécessite non seulement de la vitesse mais aussi une bonne gestion du trafic et des aléas de la course. Or, les conditions pluvieuses peuvent rebattre toutes les cartes d'un moment à l'autre. Tel est l'avis de James Calado.
Cela peut aller dans un sens comme dans l'autre dans ces cas-là. Le rythme des uns et des autres peut largement varier, en termes hiérarchiques, selon le sec ou le mouillé. La clé sera la même que d'habitude : rester parfaitement propre tout au long de la course, mais savoir être agressif dans la stratégie, afin de garder une bonne position en piste.
James Calado, Alessandro Pier Guidi et Antonio Giovinazzi occupent actuellement la 7e place du championnat des pilotes, à 30 points de la Toyota N°8 de tête. S'ils veulent rester dans la course au titre, ils devront alors compter 25 points de retard maximum, au risque d'être éliminés pour de bon. La pluie pourrait être une bonne alliée.