Louis Rousset, Olli Gray et Esteban Masson remportent la première course de la saison de l’European Le Mans Series, sur le circuit de Barcelone pour le compte de l’équipe Forestier Racing by Panis. La course a été marquée par des incidents, notamment un carambolage au départ provoquant un drapeau rouge.
La saison 2026 de l’European Le Mans Series commence sur les mêmes bases que la saison 2025, puisque c’est la voiture championne en titre, nommée cette année Forestier Racing by Panis et toujours exploitée par TDS Racing, qui remporte cette épreuve malgré une pénalité en début de course. Pour sa première course dans le grand bain, Louis Rousset a montré une très belle vitesse de pointe tandis que Gray et Masson ont fait le travail pour remonter face à United et Inter Europol. De manière général, les jeunes pilotes venant du LMP3, comme Rousset, Aguilera ou Closmenil, ont montré qu'ils étaient l'avenir de l'ELMS et de l'endurance.
4h Barcelone
Le départ a été plus que chaotique pour ce début de saison de l’European Le Mans Series ! Si Bijoy Garg a bien conservé sa première place devant Louis Rousset, Jonas Ried a été trop optimiste dans le deuxième virage, sur Ryan Cullen. Le pilote allemand accroche la roue arrière gauche de la Vector Sport et part lui-même en tête-à-queue au milieu du paquet des LMP2. Georgios Kolovos ne peut éviter Jonas Ried et le percute violemment de côté, tandis que l’autre pilote grec, Kriton Lentoudis, vient également frapper l’Oreca de Ried.
Du côté du LMP3, ce n’est pas mieux non plus puisque Antti Rammo, sur la DKR #4, perd totalement l’arrière de sa Ligier à l’entrée du premier virage, entraînant dans sa glissade Paul Lanchere (CLX #17) et Nick Adcock (M Sport #68). Les trois voitures finissent leur course dans le bac à sable, entraînant l’abandon de la CLX championne en titre. Eduardo Freitas décide d’agiter le drapeau rouge pour dégager les nombreux débris en piste. Le chrono est arrêté.
Après 30 minutes de drapeau rouge, la course reprend plus calmement qu’au départ, sauf entre les deux IDEC de Paul Lafargue et Jamie Chadwick qui ne se sont pas fait de cadeaux en se touchant légèrement dans le deuxième virage.

@European Le Mans Series
Parmi les jeunes débutants qui veulent se montrer d’entrée de jeu, Ian Aguilera (CLX #37) frappe les esprits en enchaînant les dépassements parmi les pilotes plus expérimentés comme Matthias Kaiser et Jamie Chadwick pour terminer troisième de son premier relais. Sur la Forestier Racing by Panis, Louis Rousset a bien tenu sa deuxième place avant de devoir passer dans les stands pour effectuer une pénalité.
Déjà auteur de belles performances en Asian Le Mans Series, le jeune Griffin Peebles (United #22) est lui remonté avec une certaine aisance sur le leader Bijoy Garg (Inter Europol #34). Après une belle bataille pour la tête de course, Peebles profite d’un retardataire pour passer à l’intérieur de Garg dans l’avant-dernier virage. Après le premier arrêt, Garg doit céder sa seconde place face à Ian Aguilera. Les jeunes prennent les commandes en ELMS !
Peu après la première heure de course, Paul Lafargue tape le mur de pneus avec l’IDEC #28 dans le cinquième virage en freinant trop tardivement. Cet incident entraîne la deuxième neutralisation de la course.
La plupart des équipes en profitent pour changer de pilote, et c’est donc Grégoire Saucy (United #22) qui mène la meute lors du restart. Le pilote suisse réussit à creuser un écart de 4,5 s assez rapidement sur Olli Gray (Forestier Racing by Panis). Clément Mateu se fera surprendre à la fin de son relais avec l’Aston Martin du Racing Spirit of Léman, se tankant dans le bac à sable.
Le safety car refait son apparition après l’accrochage entre Paul-Loup Chatin (IDEC #28) et Dane Cameron (AO by TF #99). Cameron était alors en deuxième position dans la catégorie Pro-Am, derrière Doriane Pin (Duqueine #30), mais un sous-virage de la part de Chatin l’a envoyé dans le bac à sable. L’Américain n’a pas manqué de faire savoir son mécontentement avec un doigt d’honneur digne de Juncadella. Cette fois-ci, le restart est mené par Olli Gray (Forestier Racing by Panis #29) devant Saucy et l’auteur de la pole position, Reshad De Gerus (Inter Europol #34).
Durant la dernière heure de course, la United de Ben Hanley est repassée devant Forestier by Panis grâce à un arrêt ravitaillement plus court, alors que l’Inter Europol #34 et la Nielsen pilotée par Jack Doohan se sont mêlées à la bataille malgré leurs stratégies décalées.
À une trentaine de minutes de la fin, Masson se faufile dans un trou de souris entre l’herbe et Hanley, qui n’a pas facilité la tâche au pilote français, pour prendre provisoirement la tête. Mais lors du dernier arrêt au stand, l’équipe United est plus efficace et repasse devant, tout comme la Nielsen Racing de Doohan et l’Inter Europol #34 de De Gerus.
La bataille finale fut intense dans les dix dernières minutes. Commettant une erreur dans le virage 10, Ben Hanley sort trop large, laissant la porte ouverte à Jack Doohan, qui tente de passer à l’extérieur dans le virage 12, mais les deux voitures se touchent légèrement. Masson ne demande pas son reste et s’infiltre alors en deuxième position.
Avec des gommes usées, Reshad De Gerus ne peut pas résister face à Masson, qui le double le tour suivant pour foncer vers la victoire. De Gerus parvient à sauver cette deuxième place pour l’équipe polonaise, la suspension arrière droite de Doohan ayant cédé dans l’avant-dernier tour. Ben Hanley et United Autosports terminent à une belle troisième place. Nul doute que l’équipe anglaise pourra renouer tôt ou tard avec la victoire cette année au vu de leur prestation aujourd’hui.
En LMP3, la Rinaldi Racing #5 remporte la catégorie avec Fernandes Cautela, Rodella et Pedersen, battant le R-Ace GP qui était favori.
En LMGT3, c’est l’équipage Richard Lietz, Thomas Sargent et Matt Kurzejewski sur la Porsche #75 du Proton Competition qui remporte la catégorie en échappant aux nombreux accrochages qui ont eu lieu. Ils devancent la McLaren #23 de chez United Autosports et la Ferrari #57 du Kessel Racing avec Daniel Serra, qui récupère in extremis la dernière place du podium après une lutte acharnée face à la Mercedes d’Adam Christodoulou, qui effectuait son premier départ en ELMS depuis 2011 !