Récemment, Aleix Espargaró s'est blessé lors d'un essai privé Honda en Malaisie. Le plus dur pour un pilote MotoGP reste la convalescence.
Aleix Espargaró est en convalescence après une opération des vertèbres. Il admet que c'est "la pire chute" de sa carrière. "Le plus dur n’a pas été la douleur, mais la peur, l’impuissance", ajoute-t-il dans un post sur les réseaux sociaux.
Une blessure n'est jamais simple pour un pilote MotoGP. Le plus difficile reste la convalescence. Alex Rins, qui a été victime d'une lourde chute lors du Grand Prix d'Italie en 2023, souffre toujours de sa jambe droite.
"Beaucoup de coureurs vivent avec la douleur ; ils souffrent tous les jours. Pour ma part, j’ai subi une grave blessure en 2023", explique le pilote Yamaha. "Même maintenant, mon tibia n'est pas guéri, il n'est pas encore rattaché à l'os. J’ai une vis qui monte et qui descend. Et à la fin, on l’accepte. C’est difficile de s’habituer à la douleur, mais on finit par l’accepter."
Alex Rins est en fin de contrat avec le constructeur japonais. Les rumeurs dans le paddock le mettent sur la sellette. Malgré tout, il résume ses blessures avec philosophie : "les cicatrices sont comme des tatouages. Au final, c'est l'histoire de votre vie".
Vivre avec la douleur
Un autre pilote s'est confié sur ses blessures passées, qui ont une incidence sur le présent. Tout comme Marc Márquez ou Maverick Viñales, Jack Miller a connu de nombreuses fractures de la clavicule. Aujourd'hui, il décrit sa clavicule droite comme étant "en forme de zigzag" en raison de huit fractures antérieures et des opérations qui en ont découlé.
"C’est quelque chose sur lequel j’ai vraiment beaucoup travaillé cet hiver. J'ai eu tellement de fractures à la clavicule, huit fois au total. Du coup, ça fait un peu un zigzag tout le long, parce qu'on me l'a fait replaquer, on m'a arraché la plaque, on me l'a replaquée, on m'a arraché la plaque. À un moment donné, c'était assez grave, et là où tous les tendons passent par le haut, les miens convergent tous vers une seule zone, ils ne se répartissent pas uniformément parce que la clavicule n'est pas droite. C’est quelque chose qui m’a posé beaucoup de problèmes en 2020, puis ça s’est arrangé, j’ai mis en place une certaine routine", déclare Jack Miller à Motomatters.com.
Le pilote australien indique que son épaule droite est 50% plus faible que son épaule gauche, ce qui fait qu'il a plus de difficultés dans les virages à droite que dans les virages à gauche.
"J’ai compris que je devais travailler, alors j’ai travaillé avec un entraîneur, j’ai essayé de me renforcer pendant l’hiver pour compenser. Une fois la douleur disparue, on l’ignore, mais on ne réalise pas vraiment qu’on ne fonctionne plus correctement. Tu commences à mettre des pansements, tu ne mets pas ton coude au bon endroit, tu te mets en position de te protéger tant bien que mal. C'est la galère. C'est ce qui arrive quand on vieillit", conclut-il.