L’Aston Martin Valkyrie pourrait avoir un futur au Mans

Par | 2017-12-12T02:18:43+00:00 mardi 12 décembre 2017|Endurance, WEC|
  • Aston Martin Valkyrie

Le Championnat du Monde d’Endurance de la FIA entame une profonde transformation. Les saisons seront désormais sur deux années calendaires. Les futurs prototypes pourraient avoir des looks aux modèles de route, une aubaine pour l’Aston Martin Valkyrie ?

Audi est parti, Porsche s’en est allé… Toyota a décidé de rester ! Le plateau des LMP1 verra le renfort des écuries privés.

Aston Martin Valkyrie, un jour au Mans ?

Les règles vont être modifiés en 2020, pour la saison 2020 / 2021, cela concernant l’aspect technique et sportif. Si la motorisation reste au cœur du sujet, l’aspect technique n’est pas en reste, notamment l’apparence des futurs LMP1.

Le PDG d’Aston Martin, Andy Palmer, a eu l’occasion de rencontrés les responsables de la FIA concernant le futur du WEC. « Nous avons discuté du LMP1, et c’est clair pour Aston Martin que nous ne disputerons jamais la catégorie des prototypes. »
« Les prototypes n’ont aucun intérêt pour Aston Martin. En revanche, si la catégorie dérivait vers des voitures de production, alors ça deviendrait intéressant. » Voilà ce que confiait Andy Palmer au magazine Autocar.

« Ces prototypes tirés des voitures de production ont été à la lutte par le passé pour la victoire au général. Je suis persuadé que c’est dont les fans espèrent. Si nous pouvons aligner la Valkyrie face à une McLaren ou une Ferrari Hypercar dérivée en voiture de course, ce serait excitant. » Andy Palmer fait référence aux époques où les Porsche 911 GT1, Mercedes CLR ou Nissan R390 GT1 susciter l’admiration des spectateurs.

Bientôt de nouveaux prototypes LMP1 ?

Cela a été évoqué à de nombreuses reprises, mais le look des prototypes a une importance pour les spectateurs. Si les LMP1 sont les prototypes très rapides et impressionnants, ils ne sont pas glamours. Ce sont ni plus, ni moins que des Formule 1 entièrement carrossées, sans faire offense à la F1.
Le but de l’endurance étant par essence d’y amener les plus puissantes GT, et d’y créer différentes catégories. Ainsi, il apparaît légitime que ces dernières soient identifiables entre elles, mais également par appartenance aux constructeurs.
Qui voit une Porsche dans la 919 Hybrid ? Détectez-vous une Toyota dans la TS050 ? Ces LMP1 sont peux identifiables, et c’est un reproche récurrent chez les passionnés de l’endurance.

Quel est le nerf de la guerre pour un constructeur qui dépense des millions pour glaner des sacres ? Son image… et demain le retour positif qu’il affichera à ses futurs clients. Cela concerne pas uniquement la compétition, mais également la vente des voitures de production.
Car oui, tous les sports automobiles sont des vitrines formidables pour mettre en valeur le savoir-faire des constructeurs. Alors, être au bon endroit au bon moment, en y faisant les bonnes dépenses, ça a du sens pour les marques. Parfois, épris d’émotions, les choix des constructeurs sont moins logiques aux yeux des spectateurs…

Le futur, l’ennemi du bien ?

Si certains ne digèrent pas encore le départ de Porsche de l’endurance (en LMP1) pour la Formule E, il faut en comprendre le choix marketing. Si Ferrari agite son veto concernant les règles de la Formule 1 en menaçant de la quitter dès qu’un changement ne leur convient pas, il n’en reste pas moins que la F1 fait vendre les bolides rouges.
Ferrari est d’ailleurs l’un des rares constructeurs à ne pas faire de promotion de ses voitures. Pourtant les carnets de commandes sont pleins. Il se sont payé le luxe de limiter la production pendant des années à quelques 5 000 voitures par an. Ce chiffre reste en constante évolution chaque année, les profits aidant…

Concernant le cas de Porsche, ils ont dépensé à tout-va en catégorie LMP1 pour s’adjuger les 3 derniers titres mondiaux. S’ils choisissent la Formule E c’est pour le défi technologique de l’électrique, mais pas uniquement ! Le public ne se déplace pas pour assister aux courses de Formule E, c’est la discipline qui va à la rencontre des fans, dans les Capitales des différents Pays.

Une aubaine en terme de marketing pour Porsche ! Et puis, pourquoi laisser le terrain propice à Jaguar, Audi et bientôt Mercedes et BMW ? Autant de parts de marchés pour de futurs clients que le constructeur de Stuttgart se priverait ! Néanmoins, Porsche reste et augmente son implication en GTE, car les 911 y sont bien reconnaissables, à votre avis, un simple hasard ?

Crédits Photo : Marco Van Overbeeke

À propos de l'auteur :

Passionné par tous types de sports mécaniques automobiles, j'aime dire que la F1 m'a choisi ! J'essaie d'adopter ma ligne d'objectivité, d'impartialité et de neutralité. Au plaisir de vous croiser sur les pistes...