Juste avant le sprint final, Toyota a pris les commandes du Lone Star Le Mans devant Cadillac et Alpine. Ferrari a tout perdu aux stands et a été piégé par la Safety Car de la mi-course. En LMGT3, Mercedes émergeait en tête avec la N°61.

L'un des cadors du championnat LMGT3, la Porsche N°92 pilotée par Riccardo Pera, était au ralenti au milieu du circuit. La voiture a été rentrée dans son box pour des vérifications, mais il était certain que le temps perdu allait être difficile à rattraper.

Au général, Ferrari gardait les commandes de la course avec la N°51. Mais les différences stratégiques variaient entre chaque voiture, si bien que le véritable leader, à minima la voiture la mieux placée, était difficile à désigner avec certitude. Surtout que de grosses averses menaçaient le circuit texan. Mais coup de théâtre : cette voiture a eu un souci de redémarrage lors de son arrêt et est repartie bien loin des premiers rôles. Une sacrée tuile pour James Calado, qui venait d'en prendre le volant...

Ce qui fait que l'explication a pu reprendre entre la Ferrari N°50, nouvellement en tête, et la Toyota N°8. Les Alpine étaient en forme et Charles Milesi a pris le meilleur tour en course, en 1'54"120, quatre dixièmes de mieux que Sébastien Bourdais en début de course sur la Cadillac N°38.

Chez les LMGT3, Zacharie Robichon a replacé l'Aston Martin N°23 en tête de course, après que l'équipage soit parti de la pole position. La Porsche N°91 restait bien dans les parages et la Mercedes N°61, 3e, a purgé sa pénalité de cinq secondes aux stands. Un moindre mal qui ne l'a pas éloignée de la bagarre pour la victoire.

En tête, Brendon Hartley et Nicklas Nielsen ont offert une superbe bagarre dans tout le dernier secteur : la Toyota a fait un plongeon incroyable au T11 et la Ferrari a repris l'avantage après le virage 13. La lutte a tourné court quand Hartley et sa Toyota sont rentrés aux stands juste après.

Dans les malheurs de Peugeot, Nick Cassidy s'est sorti comme la BMW plus tôt dans l'enchaînement du premier secteur. Le Néo-Zélandais, faute de jouer les points, s'était offert une belle bagarre avec la Toyota N°8. Et à l'avant, Charles Milesi est revenu comme un avion sur la Cadillac N°38, passée en tête après l'arrêt de la Ferrari N°51.

Un Virtual Safety Car a été déployé, pour une raison qui n'a pas été communiquée à ce moment-là. Et cette procédure est immédiatement suivie d'une Safety Car, ce qui allait totalement redistribuer les cartes dans les deux catégories. Tout le monde ou presque en a profité pour faire un splash, voire un arrêt complet, le temps que la pluie mette sa menace à exécution ou non...

H+3 : Cadillac cède face à Toyota, Mercedes passe en tête

Toyota et Mercedes en tête
©DPPI/FIA WEC

A la mi-course, la Safety Car a pris le relais et le trio de tête se composait ainsi : Cadillac N°38, Alpine N°35 et Aston Martin N°007 pour les Hypercars. En LMGT3, la neutralisation a profité à l'Aston Martin N°27, toujours pilotée par le Canadien Zacharie Robichon.

La meute a été libérée par la Safety Car à 2 h 50' du terme de ce Lone Star Le Mans et Earl Bamber, sur la Cadillac N°38, a gardé la tête du général devant l'Alpine N°35 désormais pilotée par Antonio Félix Da Costa. Mais ce dernier a sonné la charge et se rapprochait dangereusement de la voiture qu'il devrait rejoindre l'année prochaine, à la place de Sébastien Bourdais. Derrière, Nyck de Vries a trouvé l'ouverture sur Tom Gamble et l'Aston Martin N°007.

McLaren vit décidément une course compliquée : la N°10 a subi une crevaison dans sa bagarre avec la Ford N°88 de Proton et a donc tout perdu. Le trio de tête des Hypercars a changé, puisque Nyck de Vries est passé à l'offensive sur l'Alpine N°35 pour la 2e place, puis a attaqué la Cadillac de tête. La Toyota a viré trop large au premier freinage et a donc dû retenter sa chance plus tard, qui plus est dans un trafic de GT très dense.

Les sept premières voitures du général étaient regroupées quasiment roue dans roue, ce qui donnait lieu à un spectacle grandiose sur la piste : Earl Bamber a bien géré le trafic des GT et a pu respirer un peu face à la Toyota N°7, qui allait prendre le large en tête du championnat pilotes. Il faut dire que les deux BMW étaient tout bonnement anonymes sur cette course. Les deux Alpine roulaient ensemble à la chasse de Nyck de Vries à la deuxième position.

Chez les GT, les choses sont revenues dans l'ordre et la Porsche N°91 a repris ses droits en tête, mais devait se méfier pas tant de l'Aston Martin N°27, mais surtout de la Mercedes N°61 d'Iron Lynx, très en forme sur cette course. Maxime Martin a d'ailleurs pris la 2e place à l'Aston Martin au premier virage et a pu se lancer à l'assaut de la Porsche N°91 pour ensuite prendre la tête.

Enfin, dans ces dernières minutes de la quatrième heure, Nyck De Vries a jugé que c'en était assez : il a imposé sa Toyota à la Cadillac d'Earl Bamber et a pris les commandes de la course. Les Alpine étaient quant à elles en embuscade. La N°7 a fini par s'échapper, laissant les autres s'expliquer à l'aube des deux dernières heures de course.

Le classement à H+4, avec Toyota en tête

Toyota et Mercedes en tête

Toyota et Mercedes en tête