La finale de la saison 2026 se disputera sur l’Autodromo Internazionale di Monza ce week-end, avec un fond de lutte pour le titre entre les deux Toyota. Le WEC y a connu sa dernière représentation en 2023, après seulement trois éditions.
Les 6 Heures de Monza viennent ponctuer une saison 2026 à la conclusion complètement remaniée, puisque les 8 Heures de Bahreïn devaient en être la dernière étape. Le temple de la vitesse lombard a accueilli le mondial par trois fois, entre 2021 et 2023. Retour sur plusieurs faits marquants.
2021 : pour la première fois à Monza
Il n’y a pas si longtemps que les Hypercars sont devenues la catégorie reine de l’endurance. Et pourtant, voici cinq ans, seul Toyota était engagé comme grand constructeur, aux côtés des vaillantes Glickenhaus et de l’Alpine avec son LMP1 bridé.
Ce fut la première course du WEC organisée au cœur de la Lombardie, même si le Prologue de la saison 2017 s’y était déroulé. Il s’est d’ailleurs agi, en 2021, de la 3e manche de la saison, ce qui en faisait l’étape préparatoire aux 24 Heures du Mans. Rien de tel que Monza, circuit à haute vitesse, dans cette optique.
Cette année, la Toyota N°7 de Kamui Kobayashi, José María López et Mike Conway s’étaient imposés devant l’Alpine, tandis que le podium général était complété par le vainqueur des LMP2, l’Oreca N°22 de United Autosport.
2022 : arrivée de Peugeot, tournée d’adieux des GTE-Pro

Peugeot faisait son retour au sommet de l’endurance avec une voiture faisait office d’OVNI dans le paysage des protos : la 9X8 prenait part à sa première vraie course, sans aileron arrière et des lignes très racées. Un petit bijou de design qui, cependant, était très très mal parti niveau fiabilité.
La N°93 n’a pas pris le départ, en étant coincée aux stands par des soucis techniques (déjà) et la N°94 s’est élancée derrière une meute de quatre autres Hypercars, notamment la Glickenhaus N°708 partie de la pole position.
Peugeot a été hors du coup pour sa première : la N°94 a concédé 25 tours à l’Alpine LMP1 victorieuse au forceps et la N°93 a fini la course avec seulement 46 boucles au compteur.
Cette année fut la dernière des GTE-Pro, où la lutte faisait rage entre les équipages officiels Porsche et Ferrari. Alessandro Pier Guidi (Ferrari N°51) et Kevin Estre (Porsche N°92) se sont livré une bataille mémorable portière contre portière. Mais la victoire était revenue à la Corvette N°64, loin devant cette bagarre restée dans la légende du GT.
2023 : Monza accueille enfin Ferrari, premier podium de Peugeot

La saison suivante a marqué les véritables débuts de l’Hypercar, avec un afflux massif de constructeurs. De six voitures en 2022, le plateau des 6 Heures de Monza passait à 13 protos en classe reine : deux Toyota, deux Peugeot, quatre Porsche dont deux officielles, la Glickenhaus, la Vanwall, la Cadillac et, surtout, les deux Ferrari.
La victoire de la 499P N°51 aux 24 Heures du Mans, un mois plus tôt, a attiré les Tifosi en nombre, dans une perspective d’un nouveau match avec Toyota. Même Peugeot a décidé de refaire le coup du Mans, en prenant la tête à la régulière grâce la N°93.
Toyota était cependant encore l’équipe à battre et Ferrari n’avait pas encore les armes pour défier le clan japonais sur la durée. Cette dernière édition des 6 Heures de Monza s’est conclue sur la victoire de la Toyota N°7 devant la Ferrari N°50 et, surprenamment, la Peugeot N°93. Un premier podium qui contrastait avec les durs débuts de l’année précédente.
Il était à noter que la Corvette N°33, en GTE-Am, s’était adjugée le dernier titre pilotes de la catégorie Grand Tourisme Endurance ce jour-là. Trois ans plus tard, le WEC fait de nouveau escale à Monza. Entre-temps, le visage du championnat du monde a grandement changé en quelques années seulement.