Direction la Baltique et les forêts estoniennes pour le WRC ce week-end !

Après le retour sur terre pour le reste de la saison en Grèce le mois dernier, changement de latitude et de terrain de jeu pour le WRC ce week-end avec le Rallye d'Estonie et ses rapides spéciales forestières, de quoi se mettre en jambes pour les équipages avant de mettre le cap sur la Finlande. Un rallye qui s'annonce spécial pour Oliver Solberg un an après sa première victoire en WRC ici même, mais aussi spécial pour Hyundai qui, pour la première fois depuis l'arrivée de l'Estonie au calendrier du WRC, y roulera sans la star locale Ott Tänak, désormais à la retraite.

Rallye d'Estonie 2026 : rendez-vous chez Ott, sans Tänak

Coup d'œil dans le rétro sur l'édition 2025

L'année 2025 marquait le retour de l'Estonie au calendrier après une année sans 2024, l'épreuve ayant fait la rotation avec son voisin letton entre l'ERC et le WRC. Pour sa dernière saison en WRC, Ott Tänak n'est malheureusement pas parvenu à s'imposer à domicile, battu de peu par un flamboyant Oliver Solberg qui signait alors sa première victoire en WRC, croquant à pleines dents l'opportunité donnée par Toyota au volant de la Yaris Rally1 et prolongeant ainsi la série d'invincibilité de l'équipe japonaise dans la Baltique, invaincue depuis l'introduction de l'Estonie au calendrier.

Les forces en présence

Plateau encore une fois assez fourni au niveau des Rally1 sur cette neuvième manche de la saison. Toyota débarque à nouveau avec cinq voitures puisque Sébastien Ogier sera à nouveau de la partie, le Gapençais semblant une nouvelle fois décidé à disputer une bonne partie, si ce n'est l'entièreté de la deuxième partie de saison pour, pourquoi pas, jouer une dixième couronne. Chez Hyundai, Esapekka Lappi fait son retour au volant de la i20 après une dernière apparition au Kenya ! Sur une surface et un type de rallye qu'il affectionne, le Finlandais pourra peut-être faire triompher Hyundai ! Côté M-Sport, trois voitures ce week-end avec bien sûr la présence de Sesks aux côtés d'Armstrong et McErlean, le Letton quasi à domicile pourrait faire forte impression ce week-end.

En WRC2 aussi, les équipages sont au rendez-vous ! Korhonen, Suninen, Virves, Zaldivar, Lindholm, Greensmith, Jan Solans, Lauri Joona, ou encore Romet Jürgenson, les gros poissons seront bien présents ce week-end. On notera également la présence d'Arthur Pelamourgues qui continuera de découvrir les routes du WRC2 cette saison.

Le parcours

Un total de 301,8 kilomètres sont au programme de ce Rallye d'Estonie avec un parcours assez classique. Six spéciales plus une super spéciale le vendredi avant d'attaquer une très longue journée du samedi. Neuf spéciales seront au programme de cette deuxième journée de course avec huit vraies spéciales et une super spéciale pour boucler la journée. Seulement deux spéciales le dimanche, avec la majorité du parcours concentrée sur la journée du samedi qui contient par ailleurs les spéciales les plus longues, cette deuxième journée de course sera clairement le moment charnière du week-end.

Qui tirera son épingle du jeu ?

Comment ne pas penser à Esapekka Lappi ! Si le Finlandais n'est pas aussi tranchant qu'avant, la faute à un programme trop morcelé dans cette stratégie à trois pilotes pour une seule voiture chez Hyundai, Lappi n'est pas pour autant à exclure de la course à la victoire. Bien placé dans l'ordre de départ le vendredi grâce à sa position reculée au championnat, Lappi pourrait bien tirer son épingle du jeu avant de solidifier une éventuelle première place le samedi. Profitant de son expérience, de son talent sur ces rallyes rapides d'Europe de l'Est et du Nord et d'une Hyundai qui performe bien mieux sur la terre que sur l'asphalte, le Finlandais sera l'homme à surveiller ce week-end. Dans un second temps, on pense également à Mārtinš Sesks. Si la Puma Rally1 tient la distance ou si les Hankook ne le trahissent pas comme en Suède, le Letton pourrait bien se montrer redoutable sur un terrain qu'il affectionne tout particulièrement.

Crédits photo de couverture: Hyundai Motorsport Media.